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Avec de vrais morceaux de 2.0 !

Qui se souviendra...

A la lumière des événements récents ou la France a décidé de permettre la censure de l'état (grande tradition nationale) sur ses citoyens sans aucun contrôle, sans aucun jugement, de manière arbitraire, certains réagissent. Mais nous sommes à l'époque de Facebook où tout le monde va envoyer gaiement toutes ses infos personnelles et privées à une entreprise privée largement ouverte à la "collaboration" avec les états, mais Facebook c'est quoi ? Un web totalitaire, fermé, propriétaire. Une prison.

En ce qui concerne la censure d'état, l'avenir nous montrera quelle sera son efficacité (je vous laisse calculer l'efficacité des lois DADVSI et HADOPI sur la baisse du piratage et en déduire quelle sera l'efficacité de LOPPSI 2...), mais en ce qui concerne Facebook je peux me permettre de mettre cette énorme entreprise (mais ce n'est pas la seule, il y a Google aussi en bonne position des grosses boîtes qui se foutent de votre gueule) en parallèle avec d'autres. On pourrait citer AOL ou Compuserve, autres grands portails captifs (et accessoirement FAI), dont Facebook n'est qu'une énième égérie recouverte de hype 2.0 (et oui ces services étaient tout aussi sociaux que facebook : liste d'amis, chat, profils, etc.). Mais je vais vous parler un peu de mon premier FAI, un français, Infonie.

A une époque ou les modems étaient vendus bridés, on ne pouvait les utiliser qu'avec le FAI qui le vendait (le modem était bloqué sur un seul numéro à composer), et au bout de quelques mois d'abonnement, on pouvait obtenir un code de débridage, permettant d'utiliser un autre FAI avec le modem si chèrement acheté. Ça vous rappelle quelque chose ? Oui c'est exactement le même modèle dans la téléphonie mobile. Hey on ne change pas les bonnes recettes d'entubage hein ! Donc Infonie, que je payait à l'époque de l'ordre de 15 euros (mais c'était en france) pour 3 heures de surf par mois, communications téléphoniques comprises. Oui c'était un forfait limité dans le temps (oui même chose dans le mobile je sais). Pas longtemps après sont apparus les premiers FAI gratuits : on ne payait que la communication téléphonique à France Télécom (fort cher). Donc à cette époque, Infonie c'était toujours une interface propriétaire sous Windows (c'était très beau pour l'époque sûrement), comprenant un portail d'information / actu, un espace communautaire (chats, groupes de discussion...), la gestion des emails, la météo, les programmes télé, télécharger des logiciels, jouer à des jeux, et même surfer sur le web via le navigateur proprio bref un vrai portail captif.

Inutile de dire que pour accéder au vrai Internet sans le portail et via un autre OS c'était pas des plus simple. Mais bref. Pour Infonie, création d'Infogrames (une autre "réussite" française, criblée de dettes et devenue Atari par la suite), le web c'était pas vraiment quelque chose d'intéressant. Facebook a exactement le même point de vue, mais en plus requin. Pour eux le web n'est qu'un moyen de ramener plus d'infos commercialisables sur les internautes, et encore plus d'internautes sur son portail captif. D'ailleurs Infonie ne s'y est pas trompé (ah ah), en 1996 son directeur général déclarait à propos d'Internet que « le grand public ne s'y intéressera pas ».

Après avoir plus ou moins vivoté avec les années, Infonie, qui avait lui-même racheté quelques entreprises dans le passé (notamment le moteur de recherche Lokace) fut racheté par Skynet, qui fut racheté par Belgacom, qui céda Infonie à l'ogre de l'époque Tiscali (qui dévora Infonie mais également le service de forum Respublica, l'hébergeur Chez.com, les FAI LibertySurf, Freesbee et World Online), lui-même revendu quelques années plus tard à Télécom Italia, ensuite revendue à Iliad (Free) et démantelée par ce dernier. Autant dire que 15 ans après la création d'Infonie et ces multiples passations d'un truc dont plus personne ne veut après l'explosion de la bulle internet, il ne reste plus grand chose d'Infonie sur le web hormis quelques pages éparses et les pages perso encore survivantes de sa filiale belge toujours propriété de Belgacom. Pourtant Infonie était un poids lourd pour l'époque.

Et alors, dans 10 ans, que restera-t-il de facebook ? Quelques captures d'écran dans un musée virtuel ? Des articles de presse annonçant des acquisitions, pertes et prévisions se comptant en millions ? Quelques forums nostalgiques ? Aura-t-on encore perdu notre temps à remplir une coquille vide avec notre vie, nos souvenirs, nos échanges, nos rencontres pour les voir disparaître au prochain rachat ? Qui se souviendra de Facebook ?

La musique est-elle libre, vraiment libre ? (étude du catalogue Jamendo)

Jamendo propose l'écoute et le téléchargement de nombre d'albums de "musique libre" (cf. la page d'accueil qui promet "le meilleur de la musique libre"), mais en réalité qu'en est-il ?

Nous nous basons ici sur un catalogue de 37.560 albums issus du site Jamendo. Sur ces albums nous avons récupéré les données afférentes à la licence choisie ainsi qu'à la popularité et à l'appréciation des albums.

Premier constat : près de trois quart (76%) des albums sont sous une licence contenant une clause "pas d'usage commercial" (NC) ou "pas de travaux dérivés" (ND), et donc non libres au sens de la définition donnée par wikipédia : « On désigne habituellement comme musique libre, à l'instar d'un logiciel libre, une musique qui peut être librement copiée, distribuée et modifiée ». En détaillant on s'aperçoit que c'est la clause NC qui est la plus populaire, 73,8% des albums l'adoptant, alors que seulement 22,8% des albums adoptent la clause ND.

En pratique, pour un usage non commercial, il est possible de reprendre, remixer, ré-arranger, ou utiliser 77% du catalogue de Jamendo, mais pour un cadre commercial, cela ne représente plus que 23,6% du catalogue étudié.

Parmi les albums n'adoptant pas la clause ND il est très clair que les artistes sont attachés à la viralité des oeuvres dérivées de leur propre travail, en effet, seulement 7,5% des albums ne demandent pas le partage à l'identique (utilisant la même licence, SA).

Qualité, quantité, célébrité

Et maintenant voyons un peu ce que cela donne au niveau du succès autant critique que numéraire des albums en fonction de leur licence.

Ce qu'on peut rapidement constater, c'est que plus la licence est permissive, plus l'album sera populaire et apprécié. Ainsi les licences à clause ND rapportent en moyenne 432 téléchargements, 4.371 écoutes et un nombre de critiques de 5,11, et ce pour chaque album. Les licences à clause NC rapportent en moyenne 738 téléchargements, 8.007 écoutes de morceaux et 7,11 critiques. Mais le bond est encore plus spectaculaire pour les licences restantes, qui ne concentrent pourtant on l'a vu, que moins d'un quart du catalogue.

En effet un album en licence By-Sa, By ou Art Libre aura en moyenne 8,08 critiques, 11.597 écoutes et 992 téléchargements. C'est plus du double qu'un album en licence ND ! Et le sommet est atteint avec la licence Art Libre, qui est en général vue comme une licence simple, claire et la plus proche de l'esprit du logiciel libre. Car on arrive ici à 16,61 critiques, 25.460 écoutes et 2.112 téléchargements par album, et ce malgré seulement 162 albums sous cette licence disponibles dans le catalogue.

Un album sous LAL apporte cinq fois plus d'écoutes et de téléchargements qu'un album dont on peux pas créer d'oeuvre dérivée, et deux à trois fois plus qu'un album qui ne peut être réutilisé dans des conditions commerciales.

Moralité : les clauses restrictives des licences Creative Commons ne protègent que d'une seule chose, c'est d'avoir un public plus large.

Pôle Emploi FAIL (premier épisode)

Comme vous le savez peut-être, je ne travaille plus à Skyrock.com, mon contrat a été rompu, comme plusieurs autres de mes collègues et néanmoins très compétent-e-s ami-e-s. Je n'ai jamais été inscrit au chômage. En effet quand j'étais sans emploi précédemment je n'avais pas assez cotisé (c'est ça de commencer sa carrière par des stages...) pour prétendre à quoi que ce soit, donc l'intérêt était nul. Aujourd'hui je me suis dis que j'allais pouvoir prétendre toucher les indemnités auxquelles j'ai droit après plus de quatre an de salariat, et pourquoi pas trouver un travail plus près de chez moi, en effet je ne réside pas à Paris mais à Dijon. Je me suis donc inscrit à Pôle Emploi au lendemain de mon dernier jour de travail. J'ai rempli le dossier d'inscription, en m'indiquant que je recevrais une lettre sous 72 heures (ouvrables) m'indiquant un lieu et une date de rendez-vous pour terminer l'inscription.

Au final j'ai reçu la lettre une semaine plus tard, me donnant un rendez vous pour fin juillet, soit déjà 20 jours après la fin de mon contrat. Une occasion de me rendre compte que sur le site de Pôle Emploi, cocher la case "J'accepte que mon adresse e-mail soit utilisée pour des échanges avec Pôle emploi", signifie en réalité que je ne recevrais jamais de courrier de pôle emploi et que je recevrais tout par e-mail exclusivement. Comme je l'avais interprété c'était plutôt que Pôle Emploi m'enverrait des choses triviales par e-mail mais que les courriers importants me seraient toujours adressés par voie postale. Hors ce n'est pas le cas, attention donc à leur interprétation plutôt nébuleuse de leur propre vocabulaire.

Je me suis donc rendu à cet entretien, que naïvement je pensais être individuel. Mais en réalité c'est un entretien d'abord collectif : tout le monde (une quinzaine de personnes dans mon cas) dans une salle de réunion, à charge à chacun de remplir son dossier. Bien penser à signaler que vous avez déjà rempli le dossier en ligne (ne pas oublier de l'imprimer et de l'amener, ils ne le font pas pour vous, il faudrait remplir un nouveau dossier), car ils ne vous le demanderont pas. Heureusement l'entretien final est individuel. Au cours de cet entretien vous élaborez votre dossier de projet d'emploi. On vous demande vos compétences, la région géographique où vous recherchez un emploi, un salaire, etc.

Et c'est là que se produit le premier FAIL de Pôle Emploi pour mon cas. La conseillère, visiblement perturbée par mon CV indiquant la liste de mes compétences techniques, sembla refuser d'inscrire dans ma fiche ces compétences-ci. Elle me déclara ainsi que tous ces sigles (par exemple : PHP5, ECMAscript, SVG, CSS3, etc.) étaient trop complexes et donc qu'elle préférait inscrire à la place "diverses compétences informatiques". Alors là je propose à ce moment-là de faire la même chose pour tous les métiers, par exemple vous êtes plaquiste ? Non, vous avez diverses compétences en bâtiment. Avec ce genre de logique on n'est pas prêt de trouver un nouveau poste. Au final après une remarque de ma part je pense qu'elle a dû corriger et inscrire plus de détails, mais je ne suis pas sûr de ça, n'ayant pas pu revoir ce qui était inscrit dans cette fiche, qui n'est d'ailleurs pas accessible sur le site Pôle Emploi (à quoi sert-elle donc ?). Enfin, information désagréable, mon métier n'existe pas vraiment pour eux, ils simplifient via des fiches de métier ROME, et donc pour eux développeur web est le métier ROME M1805 "Études et développement informatique" qui regroupe tout autant les chefs de projet, les analystes, les développeurs d'application desktop ou les responsables réseau. Du coup sur la poignée d'offres disponibles dans ma région correspondant à mon métier ROME, aucune n'est une offre pour du web. Je vais donc régulièrement recevoir des offres d'emploi qui n'ont aucun intérêt pour moi.

Après ce rendez-vous j'ai dû attendre deux semaines de plus (donc 5 semaines depuis la fin de mon contrat) pour avoir enfin un courrier (par e-mail) indiquant que j'étais accepté au titre de l'ARE (allocation de retour à l'emploi, l'indemnité chômage en termes plus simples). Et là surprise, le calcul me semble complètement faux, de plus de 30% inférieur à ce que j'avais pu calculer sur le site pole-emploi.fr. Sans compter un différé d'indemnisation totalement aberrant dû à priori à une mauvaise interprétation du règlement de l'assurance chômage (Unedic), qui retarderait mon indemnisation à mi-octobre au lieu de fin août selon le site pole-emploi. Donc second FAIL, et de taille, puisque s'ils ne corrigent pas je devrais vivre sans revenus deux mois de plus et que mon indemnisation ensuite serait presque insuffisante pour subvenir à mes dépenses courantes.

Mais je vous en reparlerais plus en détails dans les jours et semaines qui viennent, je travaille suite à cela à un programme de calcul de l'indemnité chômage dûe par Pôle emploi qui soit entièrement fiable. Ce qui n'est pas de la tarte croyez moi vu comme le règlement général est rédigé de manière relativement obscure voir incompréhensible sur certains articles, mais je soupçonne que la formulation étrange soit réalisée expressément pour décourager de comprendre le mécanisme. Et visiblement je ne suis pas le seul que ça rebute, car la simulation du site pole-emploi.fr fait l'impasse sur de nombreux points. J'ai évidemment d'ores et déjà adressé à Pole Emploi un courrier en recommandé indiquant que le calcul semble faux et dévalue complètement mes revenus. Je vous tiendrais au courant, en espérant qu'ils entendent raison assez rapidement, car nous sommes déjà à 5 semaines de la fin de mon contrat uniquement pour savoir quand j'aurais droit à l'ARE. Et l'indemnisation aurait dû commencer dans deux semaines selon la simulation du site pole-emploi.fr...

Enfin, aujourd'hui je reçoit à nouveau un courrier, c'est à dire comme d'habitude, un e-mail indiquant qu'il faut se connecter au site web pour télécharger un document reçu, c'est à dire un PDF, ça aurait été trop simple d'envoyer le PDF par e-mail... Ce courrier me semble assez illustrateur de l'état d'esprit de ce service au numéro surtaxé qui frôle l'amateurisme :

Donc cinq semaines après la rupture de mon contrat, j'ai enfin le droit de savoir le nom de la personne qui va s'occuper de moi. Mais le problème, comme vous pouvez le constater c'est que ce "conseiller personnel", mon "interlocuteur privilégié" qui doit m'aider dans mon "projet personnalisé", on ne me donne ni son numéro de téléphone, ni son adresse e-mail ni aucun moyen de le contacter. Il pourrait tout aussi bien ne pas exister, vu que je n'ai aucun moyen de même pouvoir demander un rendez-vous avec lui. Pôle Emploi vient de créer le conseiller personnel qui n'existe pas. Troisième FAIL.

Heureusement, le courrier indique un moyen d'avoir des réponses à mes questions (et elles sont nombreuses et techniques, suite à mon projet de calculer moi-même l'indemnité à laquelle je peux prétendre) :

Oui d'accord, je vais donc sur le site, je me connecte dans mon espace personnel et là faudra me dire où est-ce que Pôle Emploi me réponds :

Et oui il est impossible de contacter Pôle Emploi sur leur site. L'espace personnel "candidat" a bien une section "courriers électroniques", mais elle ne permet que de recevoir des messages, pas d'en envoyer. Le lien contact ne donne que l'adresse postale des Pôles Emplois locaux ou renvoie vers le 3949, numéro surtaxé où il est difficile d'obtenir un interlocuteur humain dans les multiples choix obscurs du menu audio... Tout cela donne une désagréable impression que tout est fait pour empêcher le candidat de rentrer en contact avec Pôle Emploi.

Pourtant, la convention tripartite Etat-Unedic-Pole Emploi du 2 avril 2009 spécifie bien dans son article 1.2 que "le demandeur d'emploi est informé dans les quinze jours suivant l'entretien d'élaboration du PPAE de la désignation de son conseiller personnel et des coordonnées permettant de le contacter". Pole Emploi ne respecte donc même pas sa propre convention.

A bientôt pour la suite de la saga chez Pôle Emploi avec, je l'espère, moins de FAIL que jusque là.

Mise à jour 16 août 2010 : Une petite boîte "Pôle emploi vous répond" est apparue aujourd'hui (finalement...) dans mon espace personnel, avec un lien unique "Accéder à votre foire aux questions" qui ne mène donc qu'à une FAQ, qui précise que je peux contacter mon conseiller au 3949 (non ce n'est pas possible), en me rendant à pôle emploi (lol), ou en utilisant le formulaire de contact de la FAQ. Sauf que le formulaire ne me propose que de remplir une réclamation sans me laisser le choix d'un autre thème... C'est pas gagné encore.

Un an avec Simyo

Pour faire court : je vais me casser, je viens de demander mon RIO, j'attends d'épuiser mon crédit en cours.

Il y a un an je quittais Orange et un forfait bloqué 1h + 1h soir et week-end à 20 euros / mois, où j'étais depuis déjà cinq ans. Au bout de ces cinq ans, ils ne me proposaient aucune offre plus intéressante, rien que des trucs plus chers, avec moins de temps, et un nouvel engagement de 2 ans... Autant dire ils me prenaient pour un con. Mon forfait était bloqué et rechargeable (pratique en cas de surconsommation) avec report des minutes. Le problème c'est que le report des minutes chez Orange c'est un peu du vol. Par exemple si en avril je consommais 10 euros, et qu'en mai je consommais 5 euros, en juin j'aurais au début du mois le forfait de 20 euros du mois et le report du mois précédent : 15 euros. Alors que j'aurais dû avoir 20+20+20-5-10=45. Et oui le report n'est que d'un mois sur l'autre, si on consomme peu (mon cas), on perds de l'argent. Je vous laisse imaginer qu'avec les années ça commençait à faire beaucoup d'argent qui atterrissait dans les poches d'Orange sans même l'avoir utilisé...

J'ai donc décidé de passer en avril 2009 chez Simyo qui semblait être une offre intéressante : pas d'engagement, la minute était à 19 centimes (contre 33 centimes avec mon ancien forfait Orange), crédit valable 3 mois (donc dépense minimale de ~15 euros tous les 3 mois), rechargement automatique quand le compte est bas.

Ma consommation sur un an, de juin 2009 à juin 2010 chez Simyo a bien montré que l'offre d'Orange me coûtait les yeux de la tête puisque je suis passé d'une consommation mensuelle moyenne de 24 euros à 13 euros. Sur un an ça fait tout de même près de 120 euros d'économies. Je suis donc un "petit" consommateur, car je dois consommer dans les 8 euros d'appels et le reste en SMS. Certains mois je consomme moins de 5 euros en tout.

Cependant Simyo ne sont quand même pas très compétents. Leur site a toujours été pété avec Opera, ils l'ont récemment refait et tout ce que ça apporte c'est qu'ils ont perdu toute trace des consommations plus anciennes que 6 mois... Les gros inconvénients sont les tarifs roaming qui sont toujours chers (mais bon c'est cher un peu partout, pour l'international j'ai pris une carte GO-SIM qui est très pratique et à des tarifs très bas partout dans le monde), un site à la masse, une infrastructure peu fiable (parfois le répondeur réponds que le numéro n'existe pas...), l'impossibilité d'envoyer des SMS depuis l'étranger (ça c'est quand même fort), et le réseau Bouygues qui est généralement de la merde en barre. Concernant la recharge auto elle survient parfois quand on ne s'y attends pas, l'alerte de seuil de consommation ne fonctionnant que rarement. Au début ça marchait pas trop mal mais depuis quelques temps je ne la reçoit plus, je reçoit juste le mail m'indiquant que la recharge a été faite.

Pour tous ces inconvénients, et particulièrement le réseau Bouygues ainsi que les SMS de l'étranger, je vais partir, probablement pour aller voir chez Zéro Forfait qui a des tarifs plus bas sur le roaming, pas de recharge automatique (post-paid, on paye ce qu'on a consommé à la fin du mois, je trouve le concept très bien, c'est dommage c'est peu répandu en France), des "packs" à prix imbattable si on veut consommer beaucoup (sans engagement), par exemple une option temps 4 heures pour 19,90 euros (soit 8 cents la minute) ou une option 3000 SMS pour 9,90 euros (0,3 cents le SMS).

Le Bien Public, toujours aussi sérieux.

Relevé dans le Bien Public du vendredi 14 mai 2010, en page 3, à propos de la marée noire et son coût pour BP : « (...) la marée lui avait coûté 450 millions de dollars, soit 530 millions d'euros ».

Même pas capable de faire une conversion correcte... N'importe quel site vous donnera la conversion correcte, qui à ce jour est de 366 millions d'euros. Je soupçonne le journal d'avoir multiplié le nombre en dollars par le taux de l'euro au lieu de diviser...

Une erreur qui pourtant saute aux yeux et n'aurait jamais dû être publiée.

Le Bien Public se moque-t-il du droit d'auteur ? (màj)

Dans son édition du vendredi 8 janvier 2010, Le Bien Public, quotidien bourguignon, montre en page 4 à l'occasion d'un article sur le don de sang de cordon ombilical une photo de femme enceinte. En dessous de cette photo, cette seule mention : "Photo Flickr".

Ah, trouvée sur Flickr, d'accord, mais par qui ? Si elle est publiée sous licence Creative Commons elle contient peut-être quand même une clause "Attribution" qui oblige à citer l'auteur, ou alors une clause "NonCommercial" qui interdit les usages commerciaux ? Bon et bien après 5 minutes de recherches sur flickr je retrouve la photo de davhor sous licence CC By-ND. Pour le pas de modification c'est bon par contre pour la citation... C'est pas ça, la licence n'est pas respectée et l'image ne devrait donc pas figurer dans le journal. Le Bien Public confondrait-il Flickr avec une base d'images libres de droit ?

Mise à jour (14 janvier 2010) : davhor, suite à mon commentaire sur sa photo a contacté le journal pour demander un dédommagement, et me tiendra au courant.

The Wicker Man

The Wicker Man

On se fait balader pendant 1h30 sur le mode du "mais quel est donc ce méga mystère qui rends cage au bord de la crise de nerf ?". Sauf qu'il s'en sort pas.

Et bien en fait on est soulagé quand il meurt à la fin sans aucune logique dans un espèce de final twist pourri. On regarde le temps qu'il reste dans le film. 7 minutes. Ah ben ça doit être vraiment la fin alors, le héros va pas sortir des flammes comme par magie.

Cage est au bord de l'hystérie à chaque scène, il joue n'importe comment, et la mise en scène totalement débile en de nombreux moments. Les acteurs sont tous ridicules (mention spéciale pour la petite amie de Cage qui fait vraiment débile), le scénario n'a aucun sens. Quand le flic (Cage) découvre l'avion abandonné avec la radio cassée, ça ne semble pas l'alerter plus que ça, il essaye pas de se casser de cette île.

Mention spéciale au coup de pied kung-fu au milieu de la taverne. Mais même en essayant d'en rire c'est difficile. C'est lent, c'est inintéressant, c'est mal joué, mal dirigé, mal filmé, mal écrit. C'est mauvais dans son ensemble. Même un téléfilm érotique de RTL9 a plus d'intérêt. C'est dire. Mais qu'est-ce que Nicolas Cage et Angelo Badalamenti (à la BO) sont venus foutre dans ce merdier ? Ils doivent être aveugles, comme le réa, et ne pas avoir lu le scénar quand ils ont signé...

Une catastrophe.

GI Joe is the best movie ever ever

Note : 4 étoiles.

Je ne met pas 4 étoiles pour la qualité du scénario, la débauche d'explosions ou le charisme du héros, mais pour le second degré. GI Joe est le meilleur film comique de cette année.

Tout y est : le black de service qui fait des blagues pourries, le héros torturé (à moto) qui joue encore plus mal que Ben Affleck (fallait le faire), sa copine démoniaque qui redevient gentille on sait pas pourquoi, des ninjas qui s'affrontent, des gens puissants et tarés, des bases militaires super secrètes, des combats de sous-marins qui vont plus vite que des avions (normal), des courses-poursuites à moto, des armures bioniques, des voitures qui se transforment (transformers !), de la technologie qu'on sait pas ce qu'elle fout là (il faut toujours un accélérateur de particules pour activer les nanorobots dans une ogive), des personnes qui servent à rien, le copain du héros qui se prends une bagnole qui roule à fond alors qu'ils sont sur un parking, et l'avion Mach 6 qui permet de détruire les missiles (qui ne vont qu'à Mach 5) est évidemment caché dans le repère des méchants, comme ça les héros peuvent l'utiliser... Ah et ils détruisent même la tour eiffel.

Et ça se termine avec Dark Vador ! Si c'est pas génial ça. En fait il y a tellement de moments de fou rire dans ce film que je peux pas tous les raconter. Mais pour le jeu des acteurs, pour la réalisation (aucune scène ne comporte ni explosion, ni combat de ouf, il n'y a que 3 secondes de silence dans tout le film), pour la musique, pour les références omniprésentes à Star Wars (Duke Skywalker, les ninjas, dark vador, etc.), pour la destruction de la tour eiffel, pour les flashbacks qui sortent de nulle part, et pour tout le reste, il faut voir ce film.

Moi et les banques : La Banque Postale

Ce billet commence une petite série sur mes aventures avec les banques. Déjà que j'aime pas le principe des banques, mais si en plus elles font même pas leur boulot...

Ma première banque fut la Poste, tout bêtement comme pas mal de gamins. A 16 ans je me suis donc retrouvé avec une carte bleue Electron et un CCP à la Poste pour gérer le peu de sous que j'avais, cela avec un livret jeune. Quelques années plus tard, la Poste est devenue la Banque Postale, le CCP s'appelle Bagoo, et le livret Jeune est devenu un livret A. La Poste est donc devenue une vraie banque. Enfin sauf qu'elle n'a pas de guichet. Gênant. Surtout quand leur site web permet de... consulter ses comptes. Et c'est tout. On peut faire des virements entre ses propres comptes (wouhou) et pour faire un virement vers un autre compte il faut donner les coordonnées du compte... par courrier. Tout va bien, encore une bande de neuneus qui n'a pas compris que quand on veux faire un truc sur le net c'est que justement on veux pas le faire par courrier.

Donc voilà la Poste est incompétente pour le net, mais bon ça aurait pu s'arrêter là. Et bien non. Car non seulement de voir leurs tarifs augmenter et de taxer des opérations courantes et simples (1 euros pour chaque virement automatique, c'est du vol), ils ne savent pas faire le boulot d'une banque. Il y a quelques années j'ai reçu un virement Western Union. Misère, 4 heures au bureau de poste pour avoir mon argent. Plus tard, quand je suis parti en Belgique, j'ai dû faire un virement européen pour la caution de mon appartement. Alors que je dois emménager 7 jours plus tard, après avoir passé une demie heure à remplir des paperasses au bureau de poste, la dame m'indique que ben non les virements au dessus de 800 euros il faut aller les faire dans le bureau de poste où on a ouvert son compte. Misère, c'est vers chez mes parents, et je prends le train dans quelques heures, j'ai pas le temps. OK pas de panique je fait appel à mon père pour qu'il fasse le virement à ma place, je lui fait un chèque en échange. J'aurais quand même perdu pas mal de temps et une sacré angoisse en arrivant avec le camion de déménagement en Belgique : si mon proprio n'as pas reçu le virement je suis bon pour repartir. Heureusement le virement fut rapide. Mais bon quand même. Misère.

En un an de vie en Belgique j'ai pu tenter une bonne dizaine de fois de faire un virement vers mon compte belge ou pour payer des factures. Une seule tentative a été effectuée correctement. La première tentative, je viens de la raconter. La seconde, je retourne au bureau de poste et "On ne fait pas les virements internationaux à la banque postale". Dammit ! C'est surprise sur prise ou quoi ? Une banque qui ne fait pas de virements ? Et la Poste elle fait plus de distribution de courrier non plus ? Rien à faire, je devrais retenter autrement. J'appelle par téléphone la banque postale qui m'indique que c'est plus simple de passer par un courrier pour donner l'ordre de virement. Soit. 3 refus de virements après, car ma signature a trop évoluée dans le temps (bizarrement pour faire des chèques de 1500 euros ça posait pas de souci, mais pour un virement de 90 euros ça en pose...), ça marche finalement. Mais quand je dois virer mes économies sur mon compte en Belgique, je me dis que pour 6000 euros il vaux mieux aller au guichet et avoir une preuve écrite de l'opération. Je vais donc au bon bureau de poste, celui où j'ai ouvert mon compte un paquet d'années plus tôt, la personne semble très au courant, je remplis les papiers, et au moment de payer les frais ils me semblent plutôt élevés... Et je me rends compte que la dame au guichet vient de faire mandat international au lieu d'un virement européen, surcoût de l'opération 13 euros, que je dois payer moi-même évidemment car "c'est déjà parti je peux pas annuler". Ben voyons.

Au moment de partir en Australie, je me renseigne : est-ce que ma carte Electron va fonctionner là-bas ? Réponse catégorique par email de la banque postale : non, c'est très peu probable. Damn. Je google un peu et 10 minutes plus tard je m'aperçoit que ça va plutôt bien marcher en fait. Deux jours plus tard, une "conseillère" de la banque postale me propose une carte internationale qui "me convient mieux", une Mastercard machin truc. Combien ça coûte ? Ah oui mais non. Ah oui mais Electron ça marchera pas en Australie ? Ben voyons. Le logo Electron était visible un peu partout là bas en réalité et je n'ai eu aucun souci à utiliser ma carte, sauf chez les commerçants qui n'ont pas l'habitude d'utiliser la puce mais juste la bande magnétique + une signature sur la facturette (iiirk).

Je vais m'arrêter là car mes aventures avec cette "banque" sont nombreuses. Mais j'espère pouvoir bientôt enfin la quitter et m'en passer.

Donc je résume : service client déplorable, pas de guichets dédiés, incompétence des guichetiers, tarifs pas vraiment avantageux, site web anorexique qui marche mais fait rien, évolution des services en ligne inexistante, paperasserie omniprésente.

Mano -collector- Solo

La licence common c'est vraiment un truc que je pige pas, si moi je veux foutre mes titres sur le net, je les met, j'ai pas besoin qu'on me licence pour ça. Et de dire aux gens c'est sous licence ca change quoi? Que dalle, tu touches rien, tu bosses pour la gloire. Ok on fait ça a 20 ans mais moi j'en ai 46 et 20 ans de carriere. Expliqez moi comment je bouffe, nourris la gosse de ma meuf, paye mon electricité et autre? Avec la licence Mescouilles là?

Mano Solo s'est inscrit sur les forums Dogmazic. Et c'est toujours collector. Si si, c'est le même qui disait y'a 3 ans le piratage c'est mal, faut pas croire les majors elles ont plus de sous mais moi je pirate les films parce que ça c'est pas grave, les studios ils ont des sous (cherchez l'hypocrisie). Dommage, le post en question (sur le forum de son site) a été censuré entre temps.

Nonstop : j'ai rien compris mais je suis d'accord

Nonstop n'est pas mort, le cadavre bouge encore. Nouvel album "J'ai rien compris mais je suis d'accord", autoproduit, dispo le 11 mai 2009 (bon personne ne semble savoir dispo où mais bon...). Voir le site officiel : http://riencompris.net/

En savoir plus sur Nonstop sur mon wiki.

Edit : Dispo en digipack sur le site de Diva, 15 euros et des brouettes avec le port. L'édition digitale est chère pour du mp3, à éviter.

Les médias 2.0

... Sont loin d'avoir atteint le moindre équilibre financier. Petit récap (très) rapide. Les journaux en ligne "2.0", ceux qui sont sortis ces derniers mois et qui ne sont pas une résurgence directe de médias traditionnels, même si la plupart sont à l'initiative "d'anciens de" (et qui sont dans une mouvance commerciale, donc faire des sous[1]), ont du mal à trouver une qualité éditoriale consistante, voir même une ligne éditoriale constante.

Je ne parlerais pas de Médiapart d'abord parce que le peu d'articles que j'ai lu étaient assez mauvais, mais que j'en ai lu justement trop peu pour donner un jugement (sans compter que le site est sur abonnement). Ni de LePost.fr qui est un sacré torchon avec lequel (s'il était publié sur papier) je m'essuierais même pas les fesses.

Par contre je peux parler de Bakchich et de Rue89, et notamment par le truchement de Rezo.net ma principale source d'actu et de politisation de mon esprit. Je vais aller assez vite sur Bakchich pour le moment parce que je retrouve pas les articles dont je voulais parler. Du coup mon courroux vengeur va s'abattre sur Rue89 et ses sous-versions (Eco89, Rue69, etc.). Ah ben j'avais bien dis que ça serait rapide !

Donc sur Eco89 on trouve souvent des articles de qualité, documentés en long en large et en travers, des beaux articles que quand tu les vois tu te dis en le lisant "putain enfin un vrai journaliste, ça existe vraiment, c'était pas une légende". Ça c'est Eco89 et dieu merci pour un truc qui parle d'économie il est rare que ça raconte des bêtises et se fourvoie dans des idées irréalistes. Rue69 j'en parlerais pas c'est presque quasiment que le blog de Camille alors bon.

Pour Rue89 il y a du bon, mais s'il vous plaît arrêtez cette sélection de commentaires, ça m'énerve, je veux tout lire à chaque fois, je m'en fout de ce qui semble le plus intéressant, je décide moi-même ce qui semble intéressant; du papier-torchon de feignasse à ranger dans la catégorie "je sais pas faire mon boulot et je le raconte" qui me hérisse le poil assez fort : « ouais nan mais je voulais rencontrer des anarchistes mais finalement ça s'est pas fait alors je raconte qu'ils sont pas très gentils et puis ils savent pas trop ce qu'ils veulent avec les médias, allez je lâche un lien vers un webzine trouvé au hasard qui va probablement étayer ce que je raconte et tiens je vais citer un "chercheur-blogueur"[2] ça fera sérieux, en plus il arrive à associer sabotage de ligne TGV[3] et militantisme anti-nucléaire, c'est fort ça, ça va super dans le sens de ce que je dis ». Non mais sérieusement, le "journaliste" qui me rends un papelard comme ça à moi je l'envoie aller faire des reportages sur la fête à la citrouille de saint-georges en morvan, et sur le champ. Soyons sérieux deux minutes, un expert auto-proclamé, un webzine trouvé sur google, un entretien abrégé par téléphone, une rencontre annulée, et c'est suffisant pour débiter autant de sottises ?

Et enfin, du bon gros lourd du pur pipeautage, ici encore documenté par un expert probablement auto-proclamé lui aussi (on en trouve à tous les coins de rue de nos jours, mais visiblement un peu plus dans cette rue-ci). On apprends que son portable en veille peut ouvrir son micro et communiquer le son via le réseau, sans même que le téléphone ne le montre. Ah oui mais "il faut que la carte SIM et le téléphone aient été prévus pour", ah oui ça fait quand même une sacré différence. Mais bon, admettons, que quelqu'un soit assez taré pour vous piquer votre téléphone pendant que vous dormez, flasher son firmware et faire une bidouille pour vous espionner quand le téléphone est en veille. Admettons. Mais quand même, annoncer de but en blanc « l'écoute d'un portable éteint, avec sa batterie, est possible, sous certaines conditions », ça me semble au minimum rigolo, et en soulignant le sérieux par « plusieurs sources dans les services de renseignements [qui] nous ont indiqué que lors de leurs stages de formation, il est chaudement recommandé aux apprentis espions d'enlever la batterie de leur portable pour éviter les écoutes ». Ah ben si les RG ont leur demande ça, c'est que ça doit être vrai... S'ensuit une explication technique totalement bancale qui sort d'on ne sait où (ah si, d'un commentateur de Rue89, encore un expert probablement), ça parle de APDU (ça sonne technique, c'est que ça doit être vrai alors) et ça dis qu'il existe un « ordre qui va indiquer à la carte SIM de mettre le micro en marche ». Oui c'est cela, mais bien sûr.

Sérieusement, au lieu de colporter des âneries aussi grosses et d'être la risée de n'importe quelle personne aillant un cerveau, prenez un bon sang de multimètre et mesurez la consommation d'énergie de votre satané téléphone quand il est en veille ou éteint[4], vous verrez que le nom d'une pipe de circuit réseau et le bordel de dieu de circuit SIM ne sont pas alimentés quand le téléphone est éteint. Le téléphone ne peut donc jamais, mais ô grand jamais, recevoir un "ordre" et encore moins "mettre le micro en marche". N'importe quel élève de 4ème techno qui sait différencier un circuit en dérivation d'un circuit en série (oui ça n'a aucun rapport) vous dira la même chose. Alors là, franchement, c'est du journalisme de pacotille, du Mickey Parade du dimanche, du Nouveau Détective 2.0, du webzine pour récréation de collège. On devrait avoir honte non seulement de publier de telles fausses informations, qui ne sont jamais recoupées ou vérifiées (mais bon ça, ça change pas des médias traditionnels), ni même jamais corrigées. En deux mois, et plein de commentaires pour indiquer l'erreur, jamais l'article n'a pu être corrigé ou même augmenté d'une annotation. Ça c'est lamentable, on est sur le web, pas sur le papier, les articles restent dispos tout le temps, on ne peux laisser une fausse information continuer de se balader comme ça.

Bon aller, on va dire qu'ils sont jeunes encore ces petits loups du journalisme moderne qui veulent réinventer le monde des médias, mais visiblement avec encore un peu trop de travers de l'ancien monde qui s'effondre. Allez, courage, y'a du chemin à faire pour parvenir à un contenu éditorial de qualité et un journalisme un minimum sérieux.

[1] Je précise que j'ai rien contre la volonté de faire des sous et ça me paraît normal de payer les journalistes quand on le peux, c'est juste pour mettre en opposition avec les médias qui n'ont pas de salarié et pas de revenus ni de volonté d'en faire (Indymedia, Brassica Nigra, etc.).

[2] Je vous invite pour voir un peu la qualité des expertises de cet expert auto-proclamé à lire les 3 derniers paragraphes de son billet sur le "renouveau de l'extrême gauche autonome" ou il arrive à comparer un extrait relativement anodin (sur le déracinement et l'internationalisme, qui ne sont pas des thèmes nouveau, le premier étant cher à nombre d'auteurs et le second cher au communisme depuis déjà plus d'un siècle) du livre "L'insurrection qui vient" avec l'extrême-droite, enfin plutôt avec un écrivain d'extrême-droite, dans une espèce de conclusion et de rapprochement tellement tiré par les cheveux qu'on a du mal à croire qu'il a pu oser se laisser aller à tant de facilité dans la démagogie.

[3] Faudra lui expliquer que les trains transportant des déchets radioactifs ne circulent pas sur des LGV (cibles des "attaques" soi-disant gaucho-"autonomes").

[4] Si dans vos mesures y'a pas de différence c'est qu'effectivement y'a un souci dans votre téléphone, et là y'aura matière à faire un article sur le sujet.

PS : Tiens un autre truc 2.0 est sorti (comparé ici à mon favori, Rezo.net, qui ne perds pas de sa qualité avec les années).

Vivre un moment ou le documenter ?

« I just think we are in a moment in our culture where people go to concerts and events not to experience them, but to document them. » (via ce blog)

Question intéressante (d'autant plus en ce moment avec mon blog de voyage), et j'essaye souvent de faire passer la documentation (photo ou prise de son, bien que je préfère la prise de son, c'est un travail beaucoup plus prenant en post-production qu'une simple photo) avant le vécu immédiat. En d'autres termes j'essaye de profiter du moment avant d'essayer de l'enregistrer, même si je n'y parviens pas toujours. J'ai souvent un appareil sur moi, mais il m'est arrivé de nombreuses fois de ne pas le sortir ou même de ne garder aucune photo prise.

En tout cas la réflexion est intéressante, mais je ne serais pas aussi catégorique que ploum à ce propos. Si j'ai été heureux de profiter à 100% de certains moments sans avoir le besoin ni l'envie de les "fixer" sur un média, j'ai aussi été très heureux de me mettre un peu en retrait d'un événement pour pouvoir en faire un bootleg intéressant que je suis heureux de réécouter ensuite, ou de prendre de jolies photos et d'en profiter ensuite. Il faut savoir trouver un juste milieu et savoir quand on a vraiment envie de faire de la photo, ou de la prise de son, et quand on veut profiter de l'événement. Il y a aussi le cas ou on veux profiter, et en fait c'est chiant à vivre mais ça aurait été bien à prendre en photo...

Mais il y a bien un côté malsain à mon sens à ces concerts ou autres événements ou la personne sur scène ne fait pas face à des gens, mais à des centaines ou milliers d'objectifs, qui sont d'ailleurs dans 95% des cas des pauvres APN ou téléphone qui rendront une image horrible, inutilisable, rapidement jetée. Une image dont le seul but sera de dire "j'y étais". Ce n'est pas le but de la photo que je fait, du bootleg que j'enregistre. Le but n'est pas de montrer que j'y étais, le but c'est de transmettre ma vision du monde à travers ce que je vois et entends, une vue subjective d'un moment, d'un lieu, d'un "quelque chose". Il y a le côté souvenir évidemment. Mais il n'y a pas de souvenir intéressant si le matériel (l'image, le son, la vidéo, le dessin, whatever) n'a pas la qualité (subjective) qu'on a voulu y mettre.

Mais les foules soulevant des GSM et APN face aux artistes dans les concerts n'est pas la cause du problème c'est juste un symptôme de notre dépendance grandissante à la technologie. Baladeur, téléphone GSM, appareil photo, ou même montre... Tout cela sont des dépendances que nous nous sommes créés et imposés et dont il est maintenant difficile de se défaire, car ils font partie de notre quotidien. Et on se demande parfois comment on pouvait faire pour retrouver des gens sans GSM, aimer la musique sans DAP ou connaître l'heure sans avoir de montre au poignet...

(Oui ce billet est cross-posté sur mon blog de voyage, désolé.)

France 2 aussi fort que le Web 2.0

France 2 a diffusé il y a quelques jours un reportage sur « Les Dangers du Net » dans son émission Complément d'enquête. On passera sur l'impression que les journalistes découvrent pour la première fois Internet, pour revenir au point des données personnelles et de la vie privée, puisqu'ici France 2 fait au moins aussi fort que Facebook. A un point, le reportage montre des adolescentes se connecter sur le client de messagerie instantanée MSN (nommé par la journaliste pour l'occasion « la page d'accueil de MSN »), et là stupeur, pas de floutage, les pseudos et adresses msn des adolescentes restent de longues secondes à l'image. Cela n'aura pas échappé aux autres ados qui commentent l'émission en direct sur le forum de JeuxVideo.com qui relèvent directement l'adresse d'une des filles et l'ajoutent dans leurs contacts.

Heureusement, dans la version mise en ligne sur le site de France 2 on peut remarquer qu'un floutage a été effectué, à la barbare (même le logo France 2 et de l'émission sont floutés) :

Le noir sur la capture de gauche est de mon fait, même si la fille a probablement déjà dû supprimer son adresse face à l'afflux de nouveaux amis et même si des copies de la diffusion originale circulent sur le net.

Par contre, une chose qui était en clair dans la diffusion originale, c'est le nom d'une des filles interrogées, ainsi que celui de sa mère :

Oh mais dis donc tiens un nom de famille ! Si je cherchais le nom et le prénom de la fille sur google ? Bam un profil facebook ! Ah merde je me dis c'est pas le bon, elle habite dans l'Indiana, aux États-Unis. Mais en fait je regarde un peu ses ami-e-s et tiens ils ont tous des noms français, je vois plusieurs fois le nom d'un lycée. Je cherche le nom du lycée dans google, je tombe sur la page Wikipédia qui m'indique la ville où est situé le lycée. Tiens, allons voir sur les pages blanches, je cherche le nom de famille et la ville. Et hop, deux adresses qui indiquent le prénom de la mère. Le bon nom, la bonne ville, le bon prénom, jackpot ! Je peux maintenant aller chercher la jeune fille à la sortie de son lycée et la ramener jusque chez elle, peut-être en évoquant même des informations personnelles sur sa famille, car sur google on peux voir que sa mère est infirmière. Je peux aussi l'appeller chez ses parents si ça me chante. Et on pourrait probablement aller plus loin en faisant quelques recherches de plus.

La question qui se pose c'est : est-ce que cette apparition du nom dans l'émission est une gaffe des journalistes (comme les adresses MSN non floutées) ou alors une autorisation explicite de la famille ?

Que ça soit l'un ou l'autre, ça serait bien de se poser la question de protéger la vie de cette jeune fille, mineure qui plus est... Une question que devraient se poser et sa famille et les "journalistes" qui ont pondu ce reportage incohérent et alarmiste tout en étant peu scrupuleux eux-mêmes.

Edit : Davy parle aussi sur son blog de la partie de l'émission consacrée à Dofus (qui reprends les mêmes incohérences et méconnaissance du sujet sur le reportage sur les "dangers" du net).

Le web est une passoire, suite

L'article du Tigre, que je citait quelques jours plus tôt, à pris des proportions importantes dans les médias (et c'est là qu'on voit que la machine médiatique bat son plein : les médias se repiquent les idées de sujet à parler les uns après les autres), on peut voir notamment ce qu'en dit Jean Marc Manach (journaliste spécialisé dans le net, et participant des Big Brother Awards) suite à un contre-portrait fait par Médiapart (qui s'illustre par son manque de talent, comparé à l'article du Tigre).

Et aujourd'hui c'est Le Monde qui s'en mêle. Au passage, l'internaute a vu son prénom changé un bon paquet de fois, de Franck à Marc puis de Marc à Fred et maintenant Le Monde le nomme Jules, ce qui en fait un sacré schyzophrène, en plus d'une personnalité de plus en plus publique, qui ne demandais probablement à pas autant d'exposition médiatique. Le Monde cite au passage Alex Türk, président de la CNIL, qui donne ici une réflexion non dénuée d'intelligence et d'humour :

« Qu'est-ce qui fait que les jeunes ont besoin d'exposer leur vie intime et d'apprendre tout de la vie d'inconnus ? Il y a là un étrange phénomène d'exhibitionnisme partagé et de narcissisme mutuel. »

Bon à part que ça ne concerne pas que les jeunes, il met le doigt ici sur les mots qui conviennent parfaitement pour décrire les réseaux sociaux et leurs utilisateurs (et je le vois d'autant plus de par mon travail à Skyrock.com) : l'exhibitionnisme et le narcissisme.

La culture gratuite : de la folie furieuse, de la perversion absolue (si si)

Rho puisque je vous dis que j'adore les c***. Et bien en voilà un beau !

Sur le site du Journal du Dimanche, un illustre inconnu cul serré nous donne sa vision étriquée du monde :

Ne peut-il pas y avoir une culture gratuite ?
Ce serait de la folie furieuse, de la perversion absolue. En transformant la culture en produit de consommation gratuit, on risque de la vider de sa substance. Les gens payent 60 euros pour en voir d'autres taper dans un ballon, pourquoi ne paieraient-ils pas quelques euros pour aller voir un film ou de la peinture ? Prenons l'exemple de la musique. Avec le téléchargement, le consommateur évolue et considère aujourd'hui une oeuvre musicale comme un produit gratuit. Résultat : les artistes sont obligés de se produire dans des concerts de plus en plus chers, fréquentés par de moins en moins de monde (par rapport aux précédentes décennies). Mais, nous, dans les musées, comment allons-nous compenser la perte d'argent due à la gratuité ?

Tout de suite je suis séduit par une prose emplie de réflexion et de générosité. Tout y est. La gratuité de la culture serait de "la folie furieuse", une "perversion absolue". Ah ben oui on y va pas avec des pincettes. J'apprécie particulièrement la comparaison avec les gens prêts à payer pour voir du foot, alors qu'il dis toute sa haine de la culture de masse juste en dessous. Comment peut-on espérer attirer dans des domaines pointus comme l'art et les musées les gens "de masse" si d'emblée on fustige leur culture comme une sous-culture ? C'est génial. Quand aux concerts de plus en plus chers, faudrait qu'il apprenne un peu plus que les prix augmentent pour les artistes "de masse" qui justement perdent des revenus sur les ventes de disque et veulent continuer à bouffer du gâteau au caviar en demandant des cachets de tarés.

Et sinon moi j'ai une idée pour compenser la perte d'argent dûe à la gratuité : financer massivement la culture avec des fonds publics.

Ouais ok ça par contre c'est pas dans les idées de notre dictateur...

Oui il faut se méfier de Facebook !

Alors oui je vais encore passer pour le parano de service qui refuse le modernisme du web "2.0", mais je me dois de réagir. Et pour les gens qui me reprochent de ne pas comprendre l'intérêt du web 2.0 : rappellez-vous que le web (le "2.0" c'est juste du marketing, on en faisait déjà avant facebook et myspace) c'est justement mon métier depuis déjà 5 ans et ma passion depuis près de 10 ans, alors bon je veux bien ne pas être un exemple d'enthousiasme mais quand même, de là à dire que j'y comprends rien faudrait arrêter...

Suite au billet Pourquoi la télé diabolise Facebook ? sur un obscur blog que je viens de découvrir, et suite à ma quatrième suppression de mon profil "officiel" FB [1], je publie sur ce blog mon commentaire de réaction :

Réduire le reportage à une peur de la télévision de perdre son audience au profit du web, c'est un peu simpliste non ? Alors que justement les statistiques montrent que les réseaux sociaux favorisent l'audimat de certaines émissions de télé (et notamment la télé-réalité), grâce au bouche à oreille et aux "groupes". L'audience se déplace, elle ne disparaît pas.

Quand au fond du problème : Facebook est évidemment dangereux, car son public est jeune, souvent mineur, et n'hésite pas une seule seconde à laisser son véritable nom, adresse, numéro de téléphone etc. dessus, sans la moindre réflexion. Alors que justement les réseaux sociaux classiques (netlog, skyrock, myspace, msn, etc.) se battent depuis des années pour protéger les mineurs, à avoir justement une attitude pédagogique à dire « fait gaffe à rien dire sur toi de trop personnel, tout ça c'est public tout le monde peut le voir, soit un peu attentif, on vis pas chez les bisounours », Facebook débarque d'un coup, avec ses grands sabots en disant « vas-y met ton vrai nom[2], ton adresse, etc. et après si t'y pense va dans les options machin qui sont cachées dans l'onglet truc si tu veux pas le montrer » (si t'y pense). Par défaut les données sont *trop* publiques et détruit des années de travail de sensibilisation, c'est ça qui est dangereux.

Je vous dis même pas comment c'est super facile de trouver l'adresse hotmail/msn d'une mineur, d'entrer cette adresse dans facebook et paf il vous donne son vrai nom et on a au minimum (configuration par défaut pour les français) sa liste d'amis et si on est dans le même réseau on peux voir son profil... A partir de là c'est super facile de localiser la personne, ses habitudes, son cercle de relations et d'en déduire son collège/lycée, etc.

Oh bien sûr avant il était possible d'aller parler au mineur sur msn et de lui soutirer ces informations-là, mais ça laissait une trace, ça prenait du temps, et ça pouvait ne pas marcher à tous les coups. Là c'est magique on a même pas besoin d'entrer en contact avec la personne, et ça marche dans 90% des cas.

Mais sinon à part ça Facebook c'est super cool et faut pas en avoir peur. Moi je suis désolé, mais une boîte comme ça qui n'a aucune visibilité économique et aucun plan à court terme (hey c'est pas Google hein, déjà que Google y'a de quoi s'inquiéter, mais eux au moins on sait que dans 6 mois les données ne se retrouveront pas vendues au meilleur offrant), qui engrange des quantité phénoménales de données personnelles et privées que personne d'autre n'avait jusque là, qui ne se soucie pas le moins du monde des risques potentiels à l'exposition de ces données... Si ça vous rends pas méfiant faut vous enlever les oeillères qui vous cachent la vue...

[1] C'était ma dernière démarche FB à ce jour qui était « j'y suis pour contrôler ce qu'il se passe sur moi, avec un pseudo, avec les paramètres de confidentialité les plus restreints qui soient » (je suis passé aussi par « tiens je teste, mouais bof », « tiens je me crée un profil avec mon vrai nom, je joue le jeu » et « j'ai un profil avec un pseudo juste pour draguer »). Finalement, après pas mal de temps et de réflexion cette démarche prends simplement trop de temps, non seulement pour demander la suppression des profils et éléments qui me citaient, mais aussi et simplement pour démêler le spam, les applis à la con (le bruit) des trucs que font vraiment mes contacts (le signal). A plusieurs dizaines de spams divers par jours (applications, quizz, paumés qui te spamment de messages perso, etc.) c'était devenu simplement ingérable. Et puis rien que le fait d'avoir des informations et une liste de contacts là bas me dérange, je n'ai aucune confiance en cette société.
[2] Il y a peu de temps encore il n'était pas possible de mettre un faux nom, c'était vérifié à la main par des humains.

A noter que la stratégie de suppression de compte sur FB a changé : malins, ils donnent un délai de 14 jours avant la suppression effective des données et on peux encore annuler la procédure dans ce délai...

Ah ah et sinon dans un cadre divertissant (ou "LOL MDR ce mec est un bouffon") : Vers une nouvelle fracture numérique. Extraits choisis : « Avoir 500 amis à 14 ans, soit la moitié du collège, et arriver à 1000 d'ici à la terminale aura un impact profond sur la société que mettrons en place les participants à ces réseaux sociaux dans 10 à 20 ans. » ou « Les multiples campagnes à venir : filtrage, surveillance, exclusion du champ du numérique, sont, ouvrons les yeux, une résurgence d'une peur millénariste, et devraient avant tout questionner ceux qui hurlent avec les loups sur leurs propres peurs, leur incompréhensions, et leur faillite à apporter des réponses. »

Bon vous le saurez maintenant, méchants conformistes et conservateurs : se battre contre la surveillance et le filtrage, c'est se battre contre la modernité, l'avenir, c'est être un vieux con (disons le tout de suite) qui ressort ses vieilles « peurs millénaristes ».

HTML5 lol rofl mdr

HTML-WG (and WHATWG) mailing lists are a great time to read (when I read them, and it happens only when I don't have anything to do, so approximately one time each month), there is a bunch of great people, talking about the future of the web. And most of the discussions are just annoying, talking about useless ideas and making stupid decisions. I can give you a lot of examples like removing the recommandation about Vorbis and Theora from the spec, or about re-adding <font>, <b> and <i> to the spec, and whatever things against evolutions of the past few years in the semantic web. Some days ago, a message was really interesting, telling us that SVG should have been in text/html instead of XML :

SVG should have been put in to text/html ten years ago because at no stage was there any thing to suggest that the web was ever going to be predominantly XML.

HTML5 just represents the web as it is today, so this isn't actually a problem that HTML5 has created, it's a problem with the way that SVG has been developed (in XML when the web is text/html), so I believe that if anything needs to change it's SVG, not HTML5.

Wow yes it seems so obvious : we *have* to change the SVG spec to meet the new crappy ideas from the HTML5 spec, because the web is not in XML, it's just text/html. This working group is actually making great progress in intellectual masturbation. Grumpf.

Top 5 des films

Après le troll débat serein qui eu lieu sur #openweb, mat me refile la tâche de faire mon top 5 des films à voir. Alors allons-y, j'essaye de prendre un de chaque genre de film que j'apprécie :

  • Humour : The Meaning Of Life des Monty Python évidemment (Holy Grail est génial aussi, mais Meaning Of Life est encore plus barré je crois...). J'apprécie également beaucoup les teen movie, notamment ceux avec Kal Penn (Van Wilder, Harold et Kumar, etc.), et évidemment les Hot Shots !
  • Animation : Pompoko de Isao Takahata. Un des plus beaux films d'animation que j'ai vu. Un peu oublié dans la filmographie des studios Ghibli, c'est une très belle fable sur l'humanité, l'amitié et la nature. Superbe, et aussi bien dans les images que dans les idées véhiculées. Un des rares films qui me fait pleurer à chaque fois que je le vois. A égalité avec le sublime Le Roi et l'oiseau de Paul Grimault et Jacques Prévert.
  • Comédie musicale : The Rocky Horror Picture Show, parce qu'il est véritablement mythique et que je peux le regarder des dizaines de fois sans me lasser. Pour l'extraordinaire tribu de fans qui font vivre le film depuis plus de trente ans, pour le nombre incalculable de références qu'on peux y trouver dans les films et autres créations depuis la sortie du film. Je le mettrais à égalité avec Cry-Baby de John Waters, également culte, et Foon, plus récent, mais vraiment culte et génial, malgré la tempête de critiques négatives qu'il a reçu à sa sortie, et ce de manière totalement injustifiée.
  • Grands films : Big Fish de Tim Burton, très beau film, accessible à tous, superbe fable sur les relations père-fils. Egalement un des rares films qui me fait pleurer à chaque fois... D'autres que j'aime dans cette catégorie : Créatures Célestes de Peter Jackson (oui, avant King Kong il a fait de bons films), Brazil de Terry Gilliam (voir aussi Tideland), Elephant Man de David Lynch, Man On The Moon de Milos Forman, etc.. Chacun de ces réalisateurs ayant une certaine panoplie d'excellents films à son actif.
  • Film d'horreur : La série des Evil Dead de Sam Raimi, pour son côté barré, sa technique d'effets spéciaux innovants (animation en stop-motion notamment), etc..Cette catégorie de films est de loin ma préférée et je pourrais citer un certains nombres de films ici, mais pour le plus important il faut avoir vu tous ceux de Romero (même et surtout Bruiser), le 28 days later de Danny Boyle, ceux de David Cronenberg (La mouche, Scanners, Chromosome 3, etc.), Society de Brian Yuzna, Suicide Circle (ou Suicide Club, ou Jijatsu Circle, ou Jijatsu Sakuru, le nom varie beaucoup d'un pays à l'autre) de Shion Sono, les Nightmare On Elm Street (connus en france sous le nom de Freddy), etc etc.

Et je rajoute un sixième pour le fun c'est la série qui m'a le plus marqué (et marqué les scénaristes/réalisateurs de films et séries pendant plus de 10 ans), c'est évidemment Twin Peaks de Mark Frost et David Lynch, qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie, pour ses intrigues tordues, ses personnages barrés et la bouffe omniprésente évidemment :)

Bref tout cela est loin de représenter tous les films que j'apprécie beaucoup, il faudrait au moins un top 100 pour mettre ce que j'aime, alors dans un Top 5, même si je triche un peu ;) j'ai du mal à caser tout ce que j'aime. Mais là ça fait déjà beaucoup de trucs sympas à voir. Je passe à tous ceux qui veulent faire de même.

Arthur et les Minimoys

Luc Besson est quelqu'un d'extraordinaire. Un extraordinaire pot de colle. Non parce que après avoir foiré en beauté tous ses films depuis longtemps, au point ou on en est parvenus à se demander s'il a jamais été un réalisateur potable, il s'acharne et à chaque nouvelle sortie il arrive à faire pire. Il faut le faire quand même. Vous avez trouvé Angel-A nul ? Jeanne d'Arc naze ? Vous aviez cru avoir vu le pire avec ses productions mêlant nullité et acteurs risibles (Taxi, Michel Vaillant, etc.) ? Et bien vous allez être étonnés avec Arthur et les Minimoys ! Fade, au scénario éculé, énorme copier/coller du pire qu'a pu faire Disney ces cent dernières années, nous sommes en présence d'un gagnant. Et oui ce film gagne la palme du scénario le plus stupide, le plus plat et surtout le plus bateau qu'on ait pu nous servir. Et ça c'est que le scénario. Le reste est à pleurer. Des acteurs aussi bons qu'un épisode de Julie Lescaut (et encore), une réalisation aussi intéressante qu'un match de foot... Et l'animation, si plébiscitée par les critiques, est totalement à la ramasse. On est très loins, mais vraiment très très très loin de ce que peuvent faire des ténors comme Pixar ou Dreamworks, ou même de Disney. Ce conte de fée niais et mièvre m'a endormi. Un film à réserver au enfants de moins de 6 mois, et encore, ayant des capacités intellectuelles réduites; ou aux fans de Besson... D'ailleurs on va encore bientôt s'en bouffer du Besson, Taxi 4 sort dans deux semaines. La question c'est de savoir si Samy Nacéri sera en liberté pour les avant premières ;)

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