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Avec de vrais morceaux de 2.0 !

L'amour nomade — La ruelle en chantier

J'ai l'amour facile
Le mot doux qui peut glisser
D'un battement de cil
De la main jusqu'au baiser

J'ai le cœur voyageur
Qui se laisse alpaguer
Par un moment, une humeur
Un sourire familier

J'ai l'amour nomade
Qu'ont les jeunes filles en fleur
Qui reviennent malades
De leurs histoires de cœur

J'ai besoin de naufrages
De perdre mes repères
De rentrer à la nage
Me jeter à la mer

À quoi bon jeter l'ancre
Sur une plage sans dune
Décorer ma phalange
Me perdre dans la brume

Moi qui n'ai rien à perdre
Qui ai tout à gagner
J'ai l'amour suicidaire
Au bord de la jetée

(Refrain)

Et le cœur en déroute
Je ne sais plus quoi faire
Je reprends la route
Remballe mes affaires

Qu'importent les départs
Où me mènent mes pas
Je vivrais au hasard
De cartes en immensités

Problème de durabilité des produits Sennheiser

J'avais racheté des PX-100 II après le décès des membranes (crachotements) de mes PX-100 premiers du nom. Les PX-100 avaient déjà subi le problème de l'arrachement du mini-jack, j'avais réparé en soudant une nouvelle prise. Sur les PX-100 II j'avais prévu le souci, j'ai protégé le mini-jack avec plusieurs épaisseurs de gaine thermo-rétractable (cf. ici) : ça a bien marché, en 1 an et 10 mois aucun souci à ce niveau. Mais là 2 mois avant la fin de la garantie c'est une des membranes qui est morte : plus de graves du côté gauche, c'est venu progressivement sur la même journée, et ça ne vient pas du câble.

Entre ça et de nombreux autres problèmes de câbles qui s'arrachent et de mousses qui se délitent sur un Sennheiser HD212 Pro, je pense que cela confirme l'extrême fragilité et le manque de sérieux de Sennheiser : aucun casque n'a duré au moins 2 ans sans avoir à bricoler ou renvoyer en garantie. C'est du jetable.

Alors certes la qualité du son vu le prix est bonne, mais s'il faut en racheter un tous les 1 ou 2 ans c'est beaucoup moins rentable... Dommage pour Sennheiser.

De PalmOS à Android en musique et en visuel avec SunVox, PixiTracker et PixiVisor

Alexander Zolotov est un de ces génies dont on se dit qu'il ne doit pas beaucoup dormir. D'abord il est à l'origine de l'un des logiciels de musique électronique les plus complets au monde : SunVox. À l'origine disponible sur PalmOS, il tourne maintenant aussi sur Windows, OSX, Linux, Maemo, Windows Mobile, iOS, Android et MeeGo (ouf !). Si ça c'est pas un logiciel multiplateforme !

SunVox

Il fonctionne évidemment au top et même sur de vieux Palms il encaisse parfaitement des morceaux complexes. Bref ce logiciel est une petite merveille. Pour vous en rendre compte il y a bien sûr le groupe SunVOX sur SoundCloud mais aussi surtout les albums d'Alexander, sortis sous le pseudo de NightRadio. Le premier, Back To The Source est disponible sous la forme peu commune d'un binaire Windows/Linux qui en plus de vous faire écouter la musique telle qu'elle a été composée vous affiche les instruments virtuels qui jouent en live, c'est un peu un mode "visualisation" de SunVox si on veut, bref un album multimédia. Le second, Soul Resonance part du même principe mais en plus joli et cette fois-ci créé avec le langage de programmation du même Alexander : PixiLang.

Ce langage a donné vie à un nouveau projet dénommé PixiTracker, un tracker simplissime pour iOS/OSX/Android/Windows/Linux qui permet de créer très simplement et ludiquement de la musique 8-bits. L'interface est d'ailleurs superbe et un véritable exemple d'ergonomie.

PixiTracker

Il existe en version 16-bits et 1-bit ce qui varie la qualité des samples et donc de la musique résultante. Un player autonome et open source vous permet de réutiliser le moteur de lecture pour un projet d'album visuel par exemple. Là encore un groupe sur SoundCloud vous donnera quelques idées de ce qui est possible.

Mais le logiciel le plus incroyable est probablement PixiVisor. Alexander avait déjà sorti il y a quelques années Virtual ANS un petit logiciel permettant de transformer une image JPEG en fichier audio et vice-versa. Le résultat était étrange mais bizarrement légèrement musical quand même.

PixiVisor

Ici c'est un cran au dessus. Le principe est simple : un appareil émetteur crée une image animée et la diffuse par le son en temps réel, un appareil récepteur retranscrit alors ce son (reçu via une prise jack ou via un microphone) en temps réel en une image. Évidemment c'est pas comme ça qu'on va transmettre de la HD en temps réel, c'est limité à du 64x64 pixels en 10 fps mais tout de même c'est exceptionnel ! Évidemment on pense tout de suite à tout ce que ça peut permettre notamment dans le domaine du VJ-ing (création vidéo en temps réel pour accompagner de la musique électronique), où la musique deviendrait une vraie composante de la vidéo et vice-versa. Mais aussi aux possibilités infinies que cela permet à ceux plus habitués à travailler le son, par exemple il est possible de mélanger plusieurs vidéos via une table de mixage sonore ! Il suffit de regarder les vidéos montrant le logiciel pour voir le potentiel.

Bref cet artiste/programmeur russe me surprend à chaque projet avec quelque chose de génial, j'ai hâte de voir et entendre la suite !

Zoom H-1 2.00 upgrade

The Zoom H-1 is a very interesting pocket digital recorder priced at ~95 €. It features two good quality microphones in XY position and can record up to 10 hours with one standard AA battery. Basically it's the same stuff as the H-2 but with only 2 mics, cheaper, and made of plastic. The microphone quality is good, not the best, but for the price it would be difficult to find something better.

Some time ago Zoom released a new firmware release (2.00) which mainly adds an USB audio interface feature, which allows you to use it as USB microphone / headphone amp.

How to upgrade?

  1. Download the firmware from ZOOM website
  2. Unzip the archive
  3. On Linux and OSX rename the file to uppercase H1MAIN.BIN (instead of H1MAIN.bin)
  4. Copy the file to the root of the memory card of the recorder
  5. Unplug the H1
  6. While pressing the play button, slide the power switch
  7. Press record button two times to confirm the upgrade
  8. When the upgrade is finished ("Done") you can power it off

If you get a "Write Error" message while upgrading, the file name is probably wrong. It should be "H1MAIN.BIN" in uppercase.

Utilisation des cartes sons nommées dans ALSA

D'habitude quand on veut choisir la carte son de sortie d'un logiciel spécifique, l'exemple est de ce genre (pris de la config par défaut de MPD) :

device "hw:0,0"

Problème : vas-y pour savoir quelle carte est reconnue comme étant numéro 0, 1, 2 ou plus. Sans compter qu'en fonction de la pression atmosphérique et de l'orientation des étoiles en accord avec Vénus, ALSA donnera des numéros différents aux cartes sons à chaque redémarrage. Un vrai casse-tête !

En fait la solution est très simple, il suffit d'utiliser les cartes nommées plutôt que numérotées. Pour cela, un petit aperçu des cartes présentes est nécessaire :

$ cat /proc/asound/cards
 0 [Intel          ]: HDA-Intel - HDA Intel
                      HDA Intel at 0xfebdc000 irq 16
 1 [Live           ]: EMU10K1 - SB Live! Value [CT4830]
                      SB Live! Value [CT4830] (rev.7, serial:0x80261102) at 0xcce0, irq 18
 2 [v2             ]: USB-Audio - USB Oxygen 8 v2
                      M-Audio USB Oxygen 8 v2 at usb-0000:00:1a.0-1, full speed
 3 [default        ]: USB-Audio - USB Audio CODEC 
                      Burr-Brown from TI               USB Audio CODEC  at usb-0000:00:1a.1-2, full

Vous voyez ici le numéro de la carte, suivi du nom entre crochets, puis de la description. Le nom entre crochets peut être utilisé dans tous les logiciels parlant avec ALSA.

Par exemple moi je veux que mon MPD joue de la musique sur la carte son USB externe, sur laquelle est branché l'ampli hifi. Je veux donc la carte "default" (pas "v2" qui est un clavier MIDI en fait) et ça donne :

device "hw:default"

Par contre pour MPlayer je veux la carte son Intel pour que le son sorte sur les enceintes de l'écran :

$ mplayer -ao alsa:hw=Intel http://bohwaz.net/videos/Night_Of_The_Living_Dead/Films-Night_Of_The_Living_Dead.flv

Et oui c'est aussi simple que ça, mais hélas très peu connu. Maintenant, vous savez que c'est possible ;-)

Des nouvelles de "Y'a personne à embrasser"

Y'a personne à embrasser, morceau issu de l'album Aléas & tracas, a connu récemment un peu d'actualité avec d'abord sa diffusion dans l'émission Cas-Libres sur Radio Kaléidoscope (Grenoble) le 14 octobre 2010 (archive à écouter), suivi d'un débat sur les thèmes abordés dans le morceau.

Enfin, une compilation sur le thème des sexualités et du sexisme, justement dénommé "Comme une envie de..." a choisi le morceau pour clore la compile qui a été lancée lors d'une soirée à Bruxelles.

Entertainment For The Braindead unofficial website

Some weeks ago I designed the unofficial website of Entertainment For The Braindead (aka EFTB), a great artist from Germany who released a couple of Creative Commons albums (By-Nc-Sa most of the time). In november I discovered that the official website was gone, as well as the pages on bandcamp, twitter, etc. So I decided to archive everything I can find and release all the music I had on a quick-n-dirty website, under http://eftb.eu/. Just some screenshots from the design, which is using web fonts and text-shadow which are quite well supported nowadays:

And the player, using the Flash MP3 player I made two years ago, which is easily scriptable with Javascript. The glowing playing icon in the white globe is achieved with a very simple trick, the background image is actually partially transparent (on the globe), and the playing icon is positioned below the background and its opacity is increased and decreased with a simple script interval. I could have used multiple backgrounds but thats not really supported properly everywhere for now, in SVG it wouldn't have been better and a lot of browsers still don't support SVG as CSS background (like gecko and webkit engines, actually webkit does but it's having some bugs), canvas would have been too much just for that, and well CSS animations syntax is just awful. So, here it is :

If you don't know this artist, go straight to the website, listen and download the albums (for free, and as always, I never put any ad or tracking on my websites), you'll be amazed by those songs which can be compared to CocoRosie in a way.

La musique en ligne : toujours un échec

Je vous ai déjà conté mes déboires avec Starzik et autres plate-formes d'achat de musique en ligne. En 2010, soit 11 ans après Napster, où en est la vente de musique en ligne avec un exemple : Les Ogres de Barback - Pitt Ocha Au Pays des Mille Collines

Étant fan des Ogres il était de mon devoir de poser mes oreilles sur ce nouvel album collectif, le premier Pitt Ocha étant déjà une réussite. Les Ogres étant un des groupes indépendant les mieux organisés avec leur label Irfan je pensais que pouvoir écouter et acheter l'album à prix raisonnable serait simple. Première étape : je veux écouter l'album pour voir, au cas où ça ne me plaise pas vraiment, et sur mon baladeur, étant plutôt nomade ces jours-ci. Je cherche donc le nom de l'album sur Google, je tombe sur la page myspace officielle. Rien n'y fait ce site sera toujours aussi horrible et inutilisable, et ne réponds à aucun de mes besoins, il y a bien quelques morceaux en écoute mais pas moyen de les télécharger, et je voudrais tout l'album. Second lien, le CD sur Amazon.fr. Tous les titres sont disponibles en écoute, mais seulement pour 30 secondes chacun, dans un format aujourd'hui désuet (Real), qui n'est pas lu par mon baladeur, et la qualité sonore est catastrophique. Ça donne pas envie. Troisième essai, le site de la fnac. Je clique sur le bouton lecture, rien à faire ça ne marche pas dans Chrome.

OK on va s'arrêter là, essayons autre chose que Google, par exemple le site officiel du groupe. Il propose une radio mais ce sont quelques titres de tous les albums, au hasard, sans possibilité de choisir ce qu'on veut écouter. Pas pratique du tout. Dans la discographie, ça renvois sur CD1D avec un bouton "Ecouter / Acheter". Ah, écouter c'est ce que je veut ! En cliquant sur les titres une popup s'ouvre, la qualité est suffisante, mais en grande majorité des extraits de 30 secondes... Et toujours pas possible de télécharger pour écouter sur mon baladeur.

Dépité, je décide de télécharger l'album sur un site méga rapide qui partage, je trouve rapidement l'album complet en qualité moyenne (MP3 128kbps), mais suffisante pour une première écoute. Si on m'avait proposé de payer 1 ou 2 euros pour avoir une telle archive je l'aurais fait sans hésiter mais voilà CD1D ne vends pas l'album complet sous forme digitale, uniquement titre à titre, à 0,50 euros l'unité, en MP3 sans préciser la qualité... Pas tentant.

Je décide donc qu'il me faut le CD, l'album est sympa comme tout. J'essaye amazon.fr, chez lequel je commande souvent (pratique, rapide, sérieux), mais le CD n'est pas disponible... Je retourne sur CD1D, en me disant que quitte à payer un album autant que l'argent aille dans les poches des Ogres plutôt que dans celles de la Fnac. 23 euros le CD avec son livret (il y a une option d'un CD à 17 euros sans livret, mais qui voudrait acheter un CD sans livret ?!), je me dis que c'est acceptable même si quand même assez élevé. Je continue la commande, et au lieu de me demander mon adresse, le site me demande de m'inscrire. Je peste face à cette logique stupide de devoir s'inscrire sur tous les sites qu'on visite mais soit je continue et là au moment de régler, la facture passe à 30 euros. Je me rends compte que les frais de ports n'étaient pas compris au prix déjà bien élevé du CD, mais qu'il faut rajouter 7 euros de frais de port. 30 euros le CD c'est bien trop ! A tout hasard je consulte le site de la Fnac et constate que pour le même album, il m'en coûtera 25 euros port compris chez eux... L'indépendance c'est bien mais là je dois avouer que c'est pas avantageux du tout.

Résultat je vais aller acheter l'album à la Fnac, où il m'en coûtera moins cher. Et encore une fois, le marché de la musique en ligne est à la ramasse, que ça soit chez les indés que chez les autres. Et surtout toujours l'obligation de choisir entre format physique et numérique. Pourquoi pas plutôt une formule ou en achetant le CD physique on reçoive avec le mail de commande la possibilité de télécharger tout de suite l'album en MP3 et en FLAC ? Pour ne pas avoir à attendre plusieurs jours avant de pouvoir écouter son achat. Une formule intéressante qui pour le moment est toujours inexistante.

Ogg Vorbis, un format impopulaire ?

Jamendo, dans le cadre de sa politique de réduction des coûts après s'être plantés complètement financièrement, a décidé de supprimer le support d'Ogg Vorbis sur son site. Arguant du fait que Vorbis n'est pas populaire, que personne ne télécharger les fichiers au format Ogg Vorbis et que ça coûte trop cher à maintenir. Mais est-ce vraiment une surprise quand on connaît la démarche de Jamendo vis à vis de ce format. Alors qu'on peux télécharger les albums en MP3 directement, pour le Ogg Vorbis on ne peux les télécharger que via BitTorrent, une technologie qui n'est pas accessible aux néophytes, sans compter que le téléchargement d'un album peut mettre plusieurs semaines, là où en MP3 il ne faut que quelques minutes. Est-ce vraiment le format qui n'est pas populaire ou le fait qu'il soit quasiment impossible de télécharger un album en Vorbis chez eux ?

Du coup ils proposent à la "communauté" d'héberger eux-même les albums en Ogg Vorbis sur leurs propres serveurs (je rappelle au besoin que Jamendo est une société commerciale privée, alors bon la "communauté" voilà quoi), et on peut constater le coût phénoménal que doit représenter le support d'Ogg Vorbis pour eux en voyant la quantité de données. En effet cela représente 1,2To de données. Soit à peu près un serveur bas de gamme... On constate tout de suite que le problème n'est pas technique ni financier mais simplement un choix politique de leur part.

Quand au succès du format, pour situer, sur Altermusique.org le MP3 représente 39% des téléchargements d'albums, FLAC 34% et Ogg Vorbis 27%. Ce n'est donc pas le format le plus populaire pour le téléchargement d'album et ça se comprends aisément, car le MP3 est le plus connu et utilisé (et lisible sur tous les baladeurs), et on préfère toujours télécharger un album en FLAC pour avoir la meilleure qualité possible, mais le Ogg Vorbis avec près de 30% des téléchargements est loin d'être insignifiant quand même ! Mais encore faut-il le mettre en avant et ne pas saborder son utilisation qui décourage les gens à l'utiliser...

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